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Littérature : Dans ton cul, Lulu !

S’il y a bien quelque chose qui m’exaspère, c’est le dénigrement . Le racisme est issu du dénigrement, de même que n’importe quel xénophobisme1 de base . Et s’il y a bien une chose qui m’énerve, c’est cela . Le dénigrement .

Soyons bien clair : Il m’arrive de dénigrer des choses, mais pour des raisons bien particuliéres . Je dénigre Twillight pour une histoire qui ne se permet même pas de tenir debout cinq minutes (Enfin, si Edward est un vampire depuis un bout, pourquoi il va au collége, marde ! Il est si attardé que ça?) . Je dénigre Mozart l’opéra Rock car cela souille la mémoire d’un artiste ayant vraiment existé et se fait du fric sur la mémoire d’un mort (faites ce que vous voulez sur ses œuvres, la réinterprétation est logique, mais marde, laissez-le tranquille .)

Néanmoins, je m’informe toujours et ne suit que très rarement le troupeau sans savoir (même si cela, malheureusement, m’arrive : L’erreur est humaine) . Ce qui, malheureusement, n’est pas la cas de la majorité, car ceci existe : la Littérature, avec un grand L .

Cette dernière, se vantant toujours d’être la forme d’art écrit suprême, dénigre toutes les autres formes . Et cette dernière est la seule à prévaloir, que ce soit dans l’enseignement ou dans les médias, merci la loi du 27 Mars 1992 – ou de la raison de la pauvreté de la nouvelle grande littérature en France .

Loi du 27 Mars 1992 :

Article 8 : Est interdite la publicité concernant, d’une part, les produits dont la publicité télévisée fait l’objet d’une interdiction législative et, d’autre part, les produits et secteurs économiques suivants :

– boisson comprenant plus de 1,2 degré d’alcool ;

– édition littéraire sauf sur les services de télévision exclusivement distribués par câble ou diffusés par satellite ;

– cinéma ;

[ …]

Et si les autres points ont généralement été revus, la littérature reste interdite de publicité en France, sur toutes les grandes chaînes . Vous-vous souvenez des émissions de critiques littéraires ? Cela était le seul endroit où l’on pouvait en parler . La radio subit une sorte de censure similaire .

La raison invoquée ? Ne pas avantager les grosses maisons d’édition aux détriments des plus faibles . Ce qui soulève deux intéressantes objections :

1) Quid des autres médias où seuls les réseaux les plus puissants sont visibles, comme la musique ( Universal, Emi, …), qui eux font de la publicité à qui mieux mieux ?

2) Donc, plutôt que de permettre aux maisons d’éditions les plus puissantes de surnager, on les fait toutes couler en raison de l’égalité (déjà bafouée au vu de l’objection 1) ?

 

Car oui, la littérature française est pauvre . On a un gros héritage, qui nous permet de nous en sortir, mais sinon … Nos nouveaux auteurs sont d’une pauvreté ou d’un conformisme à pleurer, de vraies machine à écrire ce qui va vendre et à répéter sans cesse la même histoire sans prequ’aucune variation, à part quelques petites exceptions, si rares, trop rares .

 

Et encore et toujours, en dehors de cette si grande Littérature, dont les ailes de géant l’empêchent non seulement de marcher2, mais aussi de regarder ce qui se passe à côté, tellement persuadé de sa propre supériorité, il existe autre chose . Des romans avec de vrais messages, de vrais réflexions, des messages et des images que le lecteur retiendra . Combien de romans de cette si grande littérature avons-nous lu sans en retenir rien, tandis que même le moins doué de cette génération me fait retenir ce qu’est un Patronus . Une seule lecture de Phlipp Pulman m’a fait retenir à jamais le systéme des dæmons et même que cela se prononçait « démon ». De Mercure de Nothomb, je n’ai rien retenu, si ce n’est qu’un vieillard pervers se tape plusieurs filles .

 

Nous entendons que l’écriture va mal . Cela est vrai . Mais seulement en France . Cela ne veut pas dire que les français sont de piétres écrivains, mais seulement que les plumes ne peuvent percer ici : Elles furent peut-être plus forte que l’épée, mais ne peuvent traverser l’écran, aujourd’hui dictateur des envies et goûts de chacun .

Ailleurs, des écrivains continuent d’enchaîner les bons livres . Mais l’on n’en parle jamais . Pas ici . Pas en France . « Les livres ne se vendront pas », nous dit-on dés que l’on sort du carcan de cette Littérature avec un si grand L qu’il éclipse même le bon sens . Douglas Adams, écrivain britannique, voit chaque année depuis sa mort il y a douze ans (en Mai 2001 d’une crise cardiaque) une journée entiére lui être consacrée et où de nombreux événements ont lieu tout autour du monde et son œuvre est la plus citée de par le monde, sans doute en concurrence actuellement avec la Bible, qui ne doit son avance qu’à son ancienneté . Pareil pour l’écrivain Terry Pratchett, d’où des conventions sur son œuvre du Disque-Monde fleurissent un peu partout .

Nous avons pourtant des personnes de cette trempe en france : Catherine Dufour, Pierre Bottero (Rip), … Mais toujours prises de haut . Comme un sous-genre . Et pourtant …

«  Voilà bien la pire chose qui ait pu arriver au Guide, de venir s’installer sur Bêta de la Petite Ourse : Ils se sont tous ramollis . Tu sais quoi, j’ai même entendu dire qu’ils avaient synthétisé dans l’un de leurs bureaux un univers entièrement électronique, rien que pour pouvoir aller y faire leurs enquêtes dans la journée et continuer quand même à sortir tous les soirs . Même si journée et soirée n’ont pas grand sens ici . »

Douglas Adams, Le dernier restaurant avant la fin du monde, H2G2 .

 

Voyons les choses de différents points de vue :

  • L’éducation : La seule fois où j’ai dû étudier des écrivains de mon époque fut au collége . Epoque bénie dans ce domaine : On m’a fait découvrir Gudule (et à travers elle de grandes scènes d’autres grands livres, comme la mort de Gavroche dans les Misérables : on peut aisément concilier les classiques et les modernes), Barjavel (Ah, la nuit des temps … Je me souviens de toute l’oeuvre . Je ne l’ai pas relu depuis dix ans et je me souviens de tout car le message est là . A côté, je viens de lire un Marc Lévy: je n’ai rien retenu car rien ne vaut d’être retenu .), Le seigneur des anneaux, …En dehors de ça, nous n’étudions que des « classiques » . La plupart de leurs messages ont disparu et perdus leur sens (heum … Les illusions perdues, par exemple …), ce qui fait perdre une grande partie de l’intêret . Seul subsistent de très belles phrases (« Et le sang d’un héros, auprès des immortels, vaut plus que celui de mille criminels », Racine), mais rien d’autre . Il ne faut certes pas oublier ces œuvres, mais peut-être les accompagner d’œuvres plus récentes . De même, ne pas disséquer une œuvre et y prêter milles-et-unes intentions toutes aussi imaginaires que peuvent l’être les nuits du même nombre, mais multiplier les lectures : lire encore et encore la même œuvre n’est pas le meilleur pour apprendre à aimer lire, la redondance y emporte largement .
  • Les médias : Ce n’est pas parce qu’une personnalité écrit que le livre est bon, pas parce que le livre est inspiré de faits réels qu’il est « tellement vrai »3, pas parce que plus il est réaliste meilleur c’est, … Merci d’enfin ouvrir vos émissions à autre chose, car le sommet de l’iceberg est beau, mais la vie se trouve assez généralement dans l’eau en dessous .

« A présent , tu devrais mieux comprendre les fresques peintes par des vieux maitres sur les murs des églises . . des démons ricanants y fouaillent les damnés dans des décors aux couleurs agressives . La bouche de Lucifer avale tout. Les hommes ont réalisé très exactement l’ enfer . Il est la au fond de l’abîme incandescent des écrans. Il est universel. Nul ne peut échapper aux ricanements sans joie de ses suppôts, à ses grimaces. Il ne nous attend pas dans un autre monde. Nous y sommes plongés. Les vieux péchés capitaux, luxure, avarice, y sont devenus vertus. Par dessus tout, on exalte l’ orgueil . Chacun s’ y fait gloire d’ être soi-même, comme objet de spectacle. Dans les eaux gluante du Styx , des myriades d’ êtres baignent jusqu’au cou. C’est en eux même qu’ ils barbotent. On les entend vagir sans discontinuer : Je suis moi, je suis moi, moi, moi . Cette musique est celle que je désire par dessus tout l’ enfer. Il apprend à ses enfants à faire les beaux, comme les bébés font des mines pour que l’ on s’extasie . La géhenne télévisée veut des enfants à dévorer, des enfants adultes, des enfants vieillards , fiers et heureux d’être comme ils sont, adorateurs de leur ombilic. Cette ignorance de l’ infini, cette certitude qu’ il n’ y a rien en soi à changer, à détruire, à sauver, cela s’ appelle la damnation.
Et toi, Saurat, tu refuses encore de croire à l’Esprit du mal ? Est ce que tu ne sens pas , autour de toi sa présence ? Notre enfer est pire encore que celui des vielles églises, car on ignore qu’ il est l’enfer . il a compris qu’ il pouvait étendre sans fin sa présence en proclamant son insignifiance. Ce n’est rien, disent les démons, cela n’ a pas d’ importance, juste un jeu. On s’ amuse. On rigole. Les théologiens n’ avaient pas prévu cela : ceux qui sont au fond de la géhenne sont content de leur sort. Leurs rires et leurs cris ne s’ éteindront jamais, ni la musique obsédante, ni l’ éclat des feux qui les illuminent . l’ enfer sera universel . Comme dans les imaginations qui torturaient l’ âme des puritains, personne ne pourra lui échapper, il n’ y aura aucun élu. L’ univers tout entier sera une immense émission de variétés, aux décors roses, violets, dorés. L’ humanité sera un public applaudissant au dévoilement de son néant spectaculaire. Applaudissant à ses chagrins, à ses turpitudes , à ses habitudes, à ses opinions parce qu’elle se les montre. L’ histoire cessera enfin. Le spectacle brûlera pour l’ éternité . »

Pierre Jourde, Festin secret

 

Pour toutes ces choses, je le redis :

Littérature avec un grand L, Dans ton cul, Lulu !

 

1Tiens, le mot xénophobisme n’est pas reconnu par mon correcteur orthographique . Ne croyez pas ces trucs sur parole .

2Désolé, Baudelaire . Je t’aime bien quand même . Bisous sur la fesse gauche .

3D’ailleurs, ce n’est pas un compliment . C’est une constatation . Et une mauvaise .

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